annexe SHAKTI

integralité des textes et poésies....

05 octobre 2007

Touche pas à mon moine (suite)

badge pour la Birmanie - aidez-nous à choisir !

Pour sensibiliser nos concitoyens, pouvons-nous ensemble réfléchir à un badge ayant un logo fort visuellement accolé à une formule vraie ? C’est un vrai métier, pas le nôtre. Réagissez vite. Merci

Il faut vite préparer un badge pour distribuer partout.

Quel badge choisir ?

Si certains d’entre vous peuvent faire des propositions ou de commentaires, vous êtes bienvenus.

Pour l’instant, notre unique proposition de badge vient de Josiane.

Au départ, elle voulait ce slogan "gardons les yeux ouverts",

avec les yeux du Bouddha, comme ceux de Bodhnat au Népal.

Mais la Birmanie n’est pas le Népal, même s’il s’agit de bouddhisme.

A moins que cela vous plaise.

 

D’où cette proposition suivante :

 

Dites-nous ce que vous en pensez ?

Y a t-il des publicistes ou designers parmi vous, qui puissent VITE faire une proposition ?

Certains ont-ils des tuyaux pour faire en nombre des pin’s ou badges à moindre prix ?

L’idée serait que chaque association ou privé achète autant de badges que possible, à prix coûtant et se charge d’en assurer la diffusion. Il ne s’agit pas d’en faire un commerce, mais de vite diffuser un moyen de sensibiliser nos voisins.

Nous sommes à Buddhachannel ouvert à toutes vos propositions.

Amélie Delaporte-Digard

amelie@delaporte-digard.com

Buddhachannel

www.buddhachannel.tv

206 rue La Fayette

75010 Paris

01 42 56 11 95

info@buddhachannel.tv

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04 octobre 2007

Création ( suite)

Pour le lancement nous faisons quelques promotions:

blog_1

blog2 blog3

Nous prenons vos commandes sur le blog et vous attendons avec impatience!

                  Jane et Shakti!

La  superbe Masala Dosai au New Pondichery, rue du faubourg Saint-Denis, a pris sa revanche ce matin : plus un kilo, je m'en doutais.

Du coup j'ai testé du bout des lèvres, la sauce prête à l'usage Pasanda de chez Patak's, vendue en bocal de 540g. 

Un plat riche et crémeux introduit en Inde par les grands empereurs Mongols -

«Pasanda » signifie délicieux morceaux

Un plat riche et crémeux introduit en Inde par les grands empereurs Mongols -pasandapatak_s

«Pasanda » signifie délicieux morceaux

Un plat riche et crémeux introduit en Inde par les grands empereurs Mongols -

«Pasanda » signifie délicieux morceaux

Un plat riche et crémeux introduit en Inde par les grands empereurs Mongols -

«Pasanda » signifie délicieux morceaux

Mes amies : cette sauce est mortelle en calories : yaourt, amandes et noix de coco.

Un plat riche et crémeux introduit en Inde par les grands empereurs Mongols -

«Pasanda » signifie délicieux

Le mode d'emploi suivi à la lettre, indique qu'il convient de faire dorer 5 minutes, dans une cuillère d'huile, des blancs poulet découpés en petits dés (2 très belles pièces), puis d'ajouter la sauce, mélanger et laisser mijoter tout doucement à couvert 15 minutes.

J'ai pris l'initiative de servir avec un riz basmati Tilda.

Alors à mon goût, la sauce est très crémeuse, peut-être un peu trop épaisse, de ce fait il faudrait réduire le temps de mijotage si on veut vraiment servir 4 personnes.

Elle est légèrement sucrée, pour moi il manque un petit truc acidifiant comme une ou deux feuilles froissées de keffir lime (citron thai) et une lichette de .... piment (incorrigible que je suis quand même).

Prochain test : la sauce Rogan Josh  (tomates et cardamome noire) de chez Sharwood's (mon chouchou).

                         Jane

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19 mars 2007

La conscience

Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Échevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva
Au bas d'une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine
Lui dirent : - Couchons-nous sur la terre, et dormons. -
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres
Il vit un œil tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l'ombre fixement.
- Je suis trop près, dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l'espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
Sans repos, sans sommeil. Il atteignit la grève
Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
- Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.
Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes. -
Et, comme il s'asseyait, il vit dans les cieux mornes
L'œil à la même place au fond de l'horizon.
Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
- Cachez-moi, cria-t-il ; et, le doigt sur la bouche,
Tous ses fils regardaient trembler l'aïeul farouche.
Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont
Sous des tentes de poil dans le désert profond :
Étends de ce côté la toile de la tente.
Et l'on développa la muraille flottante ;
Et, quand on l'eut fixée avec des poids de plomb :
Vous ne voyez plus rien ? dit Tsilla, l'enfant blond,
La fille de ses fils, douce comme l'aurore ;
Et Caïn répondit : - Je vois cet œil encore !
Jubal, père de ceux qui passent dans les bourgs
Soufflant dans les clairons et frappant des tambours,
Cria : -Je saurai bien construire une barrière.
Il fit un mur de bronze et mit Caïn derrière.
Et Caïn dit : - Cet œil me regarde toujours !
Hénoch dit : - Il faut faire une enceinte de tours
Si terrible, que rien ne puisse approcher d'elle.
Bâtissons une ville avec sa citadelle.
Bâtissons une ville, et nous la fermerons.
Alors Tubalcaïn, père des forgerons,
Construisit une ville énorme et surhumaine.
Pendant qu'il travaillait, ses frères, dans la plaine,
Chassaient les fils d'Enos et les enfants de Seth ;
Et l'on crevait les yeux à quiconque passait ;
Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles.
Le granit remplaça la tente aux murs de toiles,
On lia chaque bloc avec des nœuds de fer,
Et la ville semblait une ville d'enfer ;
L'ombre des tours faisait la nuit dans les campagnes ;
Ils donnèrent aux murs l'épaisseur des montagnes ;
Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d'entrer. »
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit l'aïeul au centre en une tour de pierre.
Et lui restait lugubre et hagard. - O mon père !
L'œil a-t-il disparu ? dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit : -Non, il est toujours là.
Alors il dit : - Je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. -
On fit donc une fosse, et Caïn dit : C'est bien !
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l'ombre
Et qu'on eut sur son front fermé le souterrain,
L'œil était dans la tombe et regardait Caïn.

*

Victor Hugo

( La légende des siècles)

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Abel et Caïn ...

Dans l'Ancien Testament

Il est avec Abel et Seth l'un des trois enfants d'Adam et d'Eve. Cultivateur, l'offrande agricole qu'il fait à Dieu n'est pas agréée, à la différence de celle d'Abel, des premiers-nés de son troupeau et leur graisse. Caïn en est irrité, Dieu le lui reproche, et l'invite à changer d'attitude. Cependant Caïn tue son frère dans un excès de jalousie.

Les Ecritures n'indiquent pas comment Dieu a fait savoir qu'il approuvait une offrande et rejetait l'autre: quoi qu'il en soit, cela a dû être évident pour Caïn et Abel. Dieu, lisant dans le cœur de l'homme (1 Samuel 16:7, et Psaumes 139/1-6), connaissait la mauvaise habitude de Caïn, laquelle devint clairement manifeste aussitôt que Dieu eut rejeté son offrande. Caïn se mit aussitôt à pratiquer la querelle ou la jalousie, les excès de colère (Galates 5:19).

Maudit par Dieu et contraint au bannissement du sol, il clame que sa punition est trop lourde et qu'il risque d'être tué par le premier venu. Dieu, pour lui signifier la gravité de son acte l'a déclaré protégé (en le marquant du « signe de Caïn »), le laissant dans sa condition de fugitif jusqu'à sa mort. Le signe en question était vraisemblablement le décret solennel de Dieu. Caïn prit le chemin de l'exil et se fixa au pays de la fuite, à l'est d'Eden; il emmena avec lui sa femme, une fille non nommée d'Adam et Ève. Après la naissance d'Hénoch, Caïn se mit à bâtir une ville, qu'il appela d'après le nom de son fils. Selon les critères actuels, cette ville n'a pu être qu'un village fortifié, et les Ecritures ne disent pas davantage quant à l'époque où elle fut achevée. Ses descendances sont cités en partie et se distinguent par une vie de nomades et d'éleveurs de troupeaux, mais aussi par le maniement d'instruments de musique, dans le martelage d'outils, et dans la pratique de la polygamie et de la violence. La lignée de Caïn prit fin lors du Déluge à l'époque de Noé.

La symbolique chrétienne de l'histoire de Caïn, Abel et de Seth dans l'Ancien Testament

Abel est une victime de haute valeur symbolique, il est le type du juste persécuté, et une figure du Christ. Son sang est éloquent auprès de Dieu, mais celui de Jésus l'est plus encore (Hébreux 11:4 ; 12:24). Seth est le troisième fils d'Eve (genèse 4-25) que Dieu lui a accordé pour remplacer Abel tué par Caïn. Seth est né quand Adam avait 130 ans (genèse 5-3). C'est la descendante de Seth qui conduit à Sem ... David ... et Joseph le "père" de Jésus. Quant à Caïn, par son meurtre, il revèle la haine de l'homme qui, dès la Genèse, habite le cœur de ce dernier; il est le type du mauvais, celui qui hait le juste, son frère. Abel est le juste qui crut la promesse de Dieu qui s'accomplit par l'offrande de sang.

Caïn dans le Coran

Caïn est cité dans le Coran comme étant un des fils d'Adam. Son nom n'est pas mentionné mais il est connu par les arabes et les musulmans comme étant dénommé قابيل ou Qabil.

Les deux frères Caïn et Abel ont fait chacun une offrande ou sacrifice à Dieu (Allah) mais seule celle de Abel fut acceptée. Par jalousie, Caïn promit alors de tuer son frère, mais celui-ci répondit: "Allah n'accepte l'offrande que de la part des pieux. Si tu étends vers moi ta main pour me tuer, moi, je n'étendrai pas vers toi ma main pour te tuer: car je crains Allah, le Seigneur de l'Univers ".

Caïn tua quand même Abel, il devint ainsi parmi les perdants.

Caïn reste consterné devant le cadavre de son frère, il ne sait pas ce qu'il peut faire. Alors Allah lui envoie un corbeau qui se mit à gratter la terre pour lui montrer comment ensevelir le cadavre de son frère. Il dit : « Malheur à moi ! Ai-je donc été incapable d’être comme ce corbeau et de cacher le spectacle indécent de mon frère ? »

« Il se trouva donc parmi les repentants. » (5, 29 à 33)

Le mythe récurrent des deux frères rivaux présent dans plusieurs civilisations

Ce mythe est très répandu dans l'imagerie populaire. Ainsi les historiens font remarquer par analogie que très souvent, l'un des deux frères dans les récits tue l'autre et devient par là même la souche de la lignée postérieure. Il en va par exemple des deux frères jumeaux des mythes des populations sibériennes et des tribus amérindiennes, pour Osiris et Seth de la mythologie égyptienne, pour les frères Shun et Yao de la mythologie chinoise et enfin pour les fameux Romulus et Rémus dans le mythe de la fondation de la ville de Rome. Ainsi Caîn représente le mal de l'Homme et Abel le bien.

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09 novembre 2006

Reprise d'un post du 02/02/05

Un petit hommage,  bien modeste, à Henri Parisot , (grand-père de mes filles.)

Elles ne l'ont pas connu, moi non plus, à mon grand regret.

1°) partie: l'éditeur

Né le 26 avril 1908, décédé en 1979  Henri Parisot fait des études de droit. 

Passionné de littérature, il rencontre René Char, avec lequel il se lie d'amitié.

René Char le présente à André Breton : ainsi Parisot entre dans la famille des surréalistes.

Il est cosignataire en Août 1935 de la brochure:"Du temps que les surréalistes avaient raison." 

Il entretient avec chacun d'eux une correspondance importante. Conseille les uns, en fait découvrir d'autres.

Il ouvre sa propre collection : "L'Age d'or" où il publie de nombreux ouvrages .....

" Le propos de la collection " L'Age d'or " est de réunir un certain nombres d'oeuvres inconnues

ou insuffisamment connues dont les auteurs se sont efforcés, non pas de refléter les seules apparences,

mais d'aller au delà de celles-ci. Il découvre Gisèle Prassinos et l'introduit dans le cercle.

Il entretient avec chacun d'eux une correspondance intense que ce soit pour des conseils,

au sujet de livres à publier; de tableaux à évaluer. Depuis Eluard en passant par Breton, Cocteau,

pour n'en citer que quelques uns. Parisot était " Passeur": titre du livret de Maurice Imbert qui lui est consacré. 

Il devient l'ami et le confident d'Antonin Artaud qu'il aidera jusqu'aux derniers jours de celui-ci. 

Sa modestie, sa générosité et son amour de l'art font de lui "l'Ami" fidèle.

Il ne cherche pas à se faire connaître: l'Amour de l'Art pour l'art  lui suffit.

Il n'est pas un seul de tous ces hommes qui lui ait dédié voire un manuscrit, voire un tableau.

Lui, a choisi de rester dans l'ombre. Il n'est pas une exposition de l'un ou l'autre du cercle où ne paraisse son nom .

                                                                                    (à suivre...)

                                                                                  Parisot et Char 

      

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Reprise d'un post du 03/02/05

2°) Henri Parisot : Le traducteur.

Je me contenterais de reprendre ses propres propos:

"Traduire de la poésie est un art dont, en l'absence de tout enseignement existant, le traducteur a bien été obligé de rechercher lui-même, laborieusement, les règles.

Il croit en avoir découvert au moins deux.

La première, c'est qu'un poème étranger composé en vers classique ne saurait être rendu en français que par un poème en vers également classiques.

La seconde, c'est qu' un poème ou un texte poétique étranger doit- ou plutôt devrait- être rendu en français par un poème ou un texte poétique qui l'égale en qualité littéraire......

....Depuis quelques années déjà, enhardi par les appréciations d'écrivains et de critiques, le traducteur s'efforce de donner en notre langue, de quelques-uns des  poèmes anglais qu'il préfère, un reflet qui soit digne d'eux. C'est une entreprise à la fois exaltante et accablante, qui eût voulu, hélas! pour atteindre où elle visait, qu'il lui consacrât tous ses instants."

                              

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11 juillet 2006

ELEANOR ROOSEVELT

Admirée et respectée, Eleanor Roosevelt a été - outre l'épouse du Président américain Franklin Delano Roosevelt- l'une des femmes les plus populaires de son époque pour son humanisme et sa générosité. Sa lutte pour les droits des enfants, pour le secours des pauvres et des opprimés lui ont attiré la reconnaissance de millions de personnes à travers le monde. Enfant timide et maladroite, elle gagne de l'assurance lors de ses études effectuées en Angleterre, où elle apprend à se conduire en société. De retour aux Etats-Unis, elle se marie avec un lointain cousin, avocat qui devient bientôt gouverneur d'Etat puis Président des Etats-Unis ; lorsque celui-ci montre les premiers symptômes de la poliomyélite, elle le soutient et l'encourage. Active dans la sphère publique comme dans la sphère privée, elle est professeur dans une école qu'elle a créée pour les jeunes défavorisés, directrice d'une usine qu'elle a montée pour les chômeurs et combat pour l'égalité des droits à une époque où cette idée n'était pas partagée par tout le monde. Plusieurs de ses propositions sont intégrées aux programmes sociaux du New Deal. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle travaille aux Nations Unies, aide à la fondation de l'UNICEF et contribue à l'écriture de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme . A 61 ans, Eleanor Roosevelt est appelée à siéger à la première Assemblée Générale de l'ONU.

( Source : Evene)

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27 juin 2006

suite.....

Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Nous éloigne l'un de l'autre
Je lutte et je me débats
Mais le son de sa voix
S'étouffe dans les rires des autres
Et je crie de douleur, de fureur et de rage
Et je pleure...

Entraînée par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Je suis emportée au loin
Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me vole
L'homme qu'elle m'avait donné
Et que je n'ai jamais retrouvé...

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29 mars 2006

Just...

Bobby Mcferri - Dont Worry, Be Happy


Here's a little song, I wrote
I might want to sing it note for note
Don't worry, be happy
Every life we has some trouble
When you worry you make it double
Don't worry, be happy ho…
(Don't worry, be happy yeah)
Uh uh uh uh don't worry be happy….(4x)
I arco place who lay your head
Somebody came and took your bed
Don't worry, be happy
The land lord say your rent is late
Hey may have to lit the gate
Don't worry, be happy (look at me I'm happy)
Uh uh…,don't worry, be happy
(I give you my phone no.
When you worried call me
I make you happy) oh…
Don't worry, be happy
Ain't got no cash, ain't got no style
In gumble gull to make you smile
But don't worry, be happy
Coz when you worry your face will frown
In that will bring everybody damn
So don't worry, be happy…(5x)

Now then, this song I wrote
I hope you learn it note for note
(Like good to children) don't worry, be happy
Listen to what I say in your life inspect some trouble
When you worry you make it double
Don't worry, be happy…(7 times…till fade)

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13 mars 2006

Premier sourire du printemps...

Tandis qu'à leurs œuvres perverses
Les hommes courent, courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Mars prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d'or.

La nature au lit se repose;
Lui, descend au jardin désert,
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.

Tout en composant des solfèges

Qu'aux merles, il siffle à mi-voix

Il sème au près des paquerettes;

Et les violettes au bois.

Sur le cresson de la fontaine
Où boit le cerf, l'oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d'argent du muguet.

Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d'avril tournant la tête,
Il dit: « Printemps, tu peux venir! »

Théophile Gautier

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20 février 2006

Jacques Chirac tente de désamorcer "l'affaire" Mittal-Arcelor

L'OPA, a-t-il dit, est "dans l'état actuel des choses une offre hostile purement financière, sans aucun projet industriel connu ou révélé et sans aucune concertation préalable contrairement aux usages".

"Ceci n'implique aucune polémique, c'est une réaction naturelle et légitime", a-t-il souligné aux côtés du Premier indien, Manmohan Singh, précisant avoir "du mal à comprendre" la controverse autour de l'opération du magnat de l'acier Lakshmi Mittal.

"C'est son droit et c'est le droit aussi des Européens d'être soucieux des problèmes d'emploi, des problèmes de technologie dont ils sont comptables", a-t-il insisté.

"Qu'il soit clair qu'elle met en cause deux parties: un citoyen britannique d'origine indienne qui a engagé une action entre une société néerlandaise et une société luxembourgeoise", a-t-il poursuivi, dans une nouvelle mise au point à l'adresse des autorités indiennes, qui se sont émues de la "xénophobie" supposée des Européens envers Mittal.

Jacques Chirac a réaffirmé que les Européens, le Luxembourg et la FranceA une journaliste de la télévision indienne qui lui demandait si l'Etat français envisageait une action pouroquer l'OPA, Jacques Chirac a rappelé la législation française: "Nous n'avons pas à engager d'action contre telle ou telle compagnie ou même contre telle ou telle procédure".

"ATTRISTÉ"

"Nous attendons, c'est normal, le projet tel qu'il sera présenté par la société Mittal et à partir de là, nous jugerons conformément aux traditions et aux lois et à l'indépendance du secteur économique", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre indien a précisé que le dossier avait été évoqué lundi lors de ses entretiens avec Jacques Chirac et a souhaité "une décision équitable dans l'intérêt des parties prenantes".

Mittal Steel, groupe basé aux Pays-Bas, a lancé le 27 janvier une offre non sollicitée contre Arcelor valorisée alors à 18,6 milliards d'euros.

Les vives réserves exprimées par les Européens face à cette opération surprise sont vécues en Inde comme une marque de racisme.

S'ils consacrent une place mesurée à la visite de Jacques Chirac, les médias indiens s'attardent en revanche sur "l'affaire" Mittal qui fait grand bruit à New Delhi.

Lakshmi Mittal se trouve actuellement dans la capitale indienne où il avait été convié samedi à un mariage mondain, auquel participait notamment l'ancien président américain Bill Clinton.

Il multiplie depuis les interventions dans les médias nationaux.

Dimanche soir, dans une interview à la chaîne NDTV, il s'est dit "attristé" par les réactions européennes à l'initiative de son groupe. Des réactions, a-t-il dit, qui "pourraient s'apparenter à un certain sentiment de racisme. Mais j'espère que ce n'est pas le cas".

Dans l'édition de lundi du quotidien économique "The Economic Times", il affirme que son opération a "une forte logique industrielle".

"Je crois que cette fusion a une forte logique industrielle, même les actionnaires ont l'air de la soutenir. J'espère que nos explications détaillées vont convaincre les gouvernements que cette fusion est ce qu'il y a de mieux pour les deux sociétés", affirme-t-il.

Jacques Chirac et l'homme d'affaires jouent au chat et à la souris durant la visite présidentielle, qui s'achève mardi matin, et les rumeurs se multiplient sur une possible rencontre.

"Le président n'aurait aucune raison de ne pas le saluer", a déclaré un conseiller de Jacques Chirac.




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17 février 2006

Inde (suite)

Les employés circulent entre les différents bâtiments à pied ou à vélo. «Parce qu’il faut garder un équilibre entre le travail et la vie sociale, explique un porte-parole, chez Infosys on valorise le bien-être des employés.» De fait, ceux-ci ont à leur disposition une piscine, des salles de gymnastiques et de musculation, cinq restaurants, des équipes sportives, un hôtel, un coiffeur et une épicerie. Tony Blair est venu inaugurer le bâtiment principal et Vladimir Poutine a suivi sur ses pas.

Azim Premji, directeur d’une usine d’huile végétale, puis fondateur de Wipro, autre société indienne d’informatique, est (selon le classement du magazine américain Forbes) le troisième homme le plus riche au monde. Bangalore excelle dans le domaine de la high tech. Elle s’est aussi mise aux biotechnologies. Bicon est l’autre étoile de la galaxie indienne. Sa propriétaire, Kiran Mazumdar Shaw, est la femme la plus riche du pays. «Est-ce pure coïncidence, s’interroge l’écrivain Pavan K. Varma, si le cofondateur de Sun Microsystems, Vinod Khosla, l’inventeur de la puce du Pentium, Vinod Dham, et le créateur de Hotmail, Sabeer Bhatia, sont tous les trois indiens ?»

La "Silicon Valley" indienne

La réponse tient en un mot : la formation. L’Inde a très tôt développé des Instituts technologiques (sept IIT dans tout le pays) de haut niveau (lire ci-contre), en plus d’écoles d’ingénieurs et d’instituts délivrant des mastères de techniques appliquées à l’ordinateur. Formés en Inde, anglophones, beaucoup d’entre eux ont poursuivi leurs études aux États-Unis, puis travaillés en Amérique pour Microsoft, IBM, Intel, la Nasa, etc. Dans les années 1990, ces mêmes entreprises se sont installées à Bangalore, la «Silicon Valley» indienne.

Pourquoi l’Inde ? Bill Gates, patron de Microsoft, en a donné la raison récemment : «Nous dépendons de ce pays pour la main-d’œuvre, c’est pourquoi nous allons y étendre nos opérations. Nous embauchons aussi vite que nous le pouvons, car ce pays dispose d’une ressource fantastique en professionnels du logiciel» – et ce pour un coût moins élevé qu’aux États-Unis ou en Europe. Un ingénieur local coûte 30 à 40 % moins cher qu’un Occidental. Selon la Naascom (association nationale de logiciels et compagnies de services), l’heure de développement d’un logiciel coûte en Inde entre 18 et 26 dollars, contre 55 et 65 aux États-Unis et en Europe.

Microsoft a ouvert un centre de recherche à Bangalore, comme IBM, Hewlett Packard, Google et General Electric (GE). Le producteur allemand de logiciels SAP prévoit d’embaucher d’ici à la fin de l’année mille deux cents programmeurs à Bangalore. C’est toujours là que sont produites les puces de tous les téléphones fabriqués par Nokia. La croissance de la ville est telle qu’Air France a inauguré cinq vols directs par semaine Paris-Bangalore, et ils sont pleins.

Au moins 15 000 dollars par an

Le high tech et le mode de vie qu’il reflète font rêver les jeunes Indiens. «Trois cent mille étudiants tentent l’examen d’entrée de notre institut, explique Anshul Kumar, professeur en informatique et en ingénierie à l’IIT de New Delhi, créé en 1963, mais seuls 3 500 sont pris… Tous sont assurés de trouver du travail à la sortie.» En fait, les entreprises viennent démarcher les futurs ingénieurs sur le campus, avant même qu’ils aient terminé leurs diplômes. D’autres poursuivront leur formation aux États-Unis. L’Inde dispose d’un vivier impressionnant de diplômés, mais insuffisant au regard du développement vertigineux des nouvelles technologies : d’où la création de nouvelles écoles. Ce secteur emploie d’ores et déjà plus de 800 000 Indiens, et ce chiffre devrait atteindre deux millions en 2008.

Rakesh a 23 ans. Il est originaire d’Hyderabad, dans l’État de l’Andhra Pradesh. Ses parents sont enseignants et il termine sa maîtrise en informatique à l’IIT de Delhi. «J’aime ce que je fais, dit-il, et, en plus, je sais que je trouverai un emploi bien payé, au moins 15 000 dollars par an.» Son ami, Punee Goyal, a déjà cinq années de programmation informatique derrière lui et espère aller aux États-Unis pour son doctorat.

Sandhya Muddu et son mari Sekhar vivent à Bangalore. Après des études en ingénierie électrique et un mastère en informatique, Sandhya, 40 ans, a travaillé pour différentes sociétés, dont Philips et Intel. Aujourd’hui, elle occupe un poste de directrice chez l’américain General Electric (GE). Pour Sandhya, le développement des technologies de l’information contribue à l’évolution des femmes en Inde. «Quand j’avais 20 ans, l’Indienne moyenne n’était pas indépendante. Aujourd’hui, dès l’âge de 18 ans, elle veut travailler et gagner sa vie. Si je dois recruter pour étoffer mon équipe, je dois obligatoirement prendre 30 % de personnel féminin pour maintenir la diversité.»

Horaires décalés

Les emplois dans les «call centers» téléphoniques sont particulièrement recherchés par les femmes parce qu’ils sont bien payés et leur permettent de vivre plus librement, grâce aux horaires décalés. Quant à monter sa propre entreprise, Sandhya y a pensé. La montée d’une classe moyenne très éduquée, et avec un fort pouvoir d’achat, provoque un changement des comportements très visible à Bangalore. Les jeunes déambulent dans Brigade Road, au centre-ville, en jean et téléphone à la main. Ils se retrouvent dans les restaurants et les cafés branchés qui ont fleuri un peu partout. «Nos parents économisaient, ma génération dépense, constate Sandhya. Il y a dix ans, acheter une voiture était un luxe, aujourd’hui c’est une nécessité.»

L’Inde est entrée de plain-pied dans la société de consommation et les Indiens voyagent comme jamais auparavant. Les voyages en train ont tellement augmenté que l’antique compagnie des chemins de fer a même dégagé des profits. Pour se déplacer de Bangalore à Chennai (Madras ), il fallait réserver un mois à l’avance son billet d’avion et cela coûtait très cher. Aujourd’hui, il existe des compagnies à bas prix, plusieurs vols par jour, et on réserve ses billets sur Internet.

Agnès ROTIVEL

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Inde (suite)

Les employés circulent entre les différents bâtiments à pied ou à vélo. «Parce qu’il faut garder un équilibre entre le travail et la vie sociale, explique un porte-parole, chez Infosys on valorise le bien-être des employés.» De fait, ceux-ci ont à leur disposition une piscine, des salles de gymnastiques et de musculation, cinq restaurants, des équipes sportives, un hôtel, un coiffeur et une épicerie. Tony Blair est venu inaugurer le bâtiment principal et Vladimir Poutine a suivi sur ses pas.

Azim Premji, directeur d’une usine d’huile végétale, puis fondateur de Wipro, autre société indienne d’informatique, est (selon le classement du magazine américain Forbes) le troisième homme le plus riche au monde. Bangalore excelle dans le domaine de la high tech. Elle s’est aussi mise aux biotechnologies. Bicon est l’autre étoile de la galaxie indienne. Sa propriétaire, Kiran Mazumdar Shaw, est la femme la plus riche du pays. «Est-ce pure coïncidence, s’interroge l’écrivain Pavan K. Varma, si le cofondateur de Sun Microsystems, Vinod Khosla, l’inventeur de la puce du Pentium, Vinod Dham, et le créateur de Hotmail, Sabeer Bhatia, sont tous les trois indiens ?»

La "Silicon Valley" indienne

La réponse tient en un mot : la formation. L’Inde a très tôt développé des Instituts technologiques (sept IIT dans tout le pays) de haut niveau (lire ci-contre), en plus d’écoles d’ingénieurs et d’instituts délivrant des mastères de techniques appliquées à l’ordinateur. Formés en Inde, anglophones, beaucoup d’entre eux ont poursuivi leurs études aux États-Unis, puis travaillés en Amérique pour Microsoft, IBM, Intel, la Nasa, etc. Dans les années 1990, ces mêmes entreprises se sont installées à Bangalore, la «Silicon Valley» indienne.

Pourquoi l’Inde ? Bill Gates, patron de Microsoft, en a donné la raison récemment : «Nous dépendons de ce pays pour la main-d’œuvre, c’est pourquoi nous allons y étendre nos opérations. Nous embauchons aussi vite que nous le pouvons, car ce pays dispose d’une ressource fantastique en professionnels du logiciel» – et ce pour un coût moins élevé qu’aux États-Unis ou en Europe. Un ingénieur local coûte 30 à 40 % moins cher qu’un Occidental. Selon la Naascom (association nationale de logiciels et compagnies de services), l’heure de développement d’un logiciel coûte en Inde entre 18 et 26 dollars, contre 55 et 65 aux États-Unis et en Europe.

Microsoft a ouvert un centre de recherche à Bangalore, comme IBM, Hewlett Packard, Google et General Electric (GE). Le producteur allemand de logiciels SAP prévoit d’embaucher d’ici à la fin de l’année mille deux cents programmeurs à Bangalore. C’est toujours là que sont produites les puces de tous les téléphones fabriqués par Nokia. La croissance de la ville est telle qu’Air France a inauguré cinq vols directs par semaine Paris-Bangalore, et ils sont pleins.

Au moins 15 000 dollars par an

Le high tech et le mode de vie qu’il reflète font rêver les jeunes Indiens. «Trois cent mille étudiants tentent l’examen d’entrée de notre institut, explique Anshul Kumar, professeur en informatique et en ingénierie à l’IIT de New Delhi, créé en 1963, mais seuls 3 500 sont pris… Tous sont assurés de trouver du travail à la sortie.» En fait, les entreprises viennent démarcher les futurs ingénieurs sur le campus, avant même qu’ils aient terminé leurs diplômes. D’autres poursuivront leur formation aux États-Unis. L’Inde dispose d’un vivier impressionnant de diplômés, mais insuffisant au regard du développement vertigineux des nouvelles technologies : d’où la création de nouvelles écoles. Ce secteur emploie d’ores et déjà plus de 800 000 Indiens, et ce chiffre devrait atteindre deux millions en 2008.

Rakesh a 23 ans. Il est originaire d’Hyderabad, dans l’État de l’Andhra Pradesh. Ses parents sont enseignants et il termine sa maîtrise en informatique à l’IIT de Delhi. «J’aime ce que je fais, dit-il, et, en plus, je sais que je trouverai un emploi bien payé, au moins 15 000 dollars par an.» Son ami, Punee Goyal, a déjà cinq années de programmation informatique derrière lui et espère aller aux États-Unis pour son doctorat.

Sandhya Muddu et son mari Sekhar vivent à Bangalore. Après des études en ingénierie électrique et un mastère en informatique, Sandhya, 40 ans, a travaillé pour différentes sociétés, dont Philips et Intel. Aujourd’hui, elle occupe un poste de directrice chez l’américain General Electric (GE). Pour Sandhya, le développement des technologies de l’information contribue à l’évolution des femmes en Inde. «Quand j’avais 20 ans, l’Indienne moyenne n’était pas indépendante. Aujourd’hui, dès l’âge de 18 ans, elle veut travailler et gagner sa vie. Si je dois recruter pour étoffer mon équipe, je dois obligatoirement prendre 30 % de personnel féminin pour maintenir la diversité.»

Horaires décalés

Les emplois dans les «call centers» téléphoniques sont particulièrement recherchés par les femmes parce qu’ils sont bien payés et leur permettent de vivre plus librement, grâce aux horaires décalés. Quant à monter sa propre entreprise, Sandhya y a pensé. La montée d’une classe moyenne très éduquée, et avec un fort pouvoir d’achat, provoque un changement des comportements très visible à Bangalore. Les jeunes déambulent dans Brigade Road, au centre-ville, en jean et téléphone à la main. Ils se retrouvent dans les restaurants et les cafés branchés qui ont fleuri un peu partout. «Nos parents économisaient, ma génération dépense, constate Sandhya. Il y a dix ans, acheter une voiture était un luxe, aujourd’hui c’est une nécessité.»

L’Inde est entrée de plain-pied dans la société de consommation et les Indiens voyagent comme jamais auparavant. Les voyages en train ont tellement augmenté que l’antique compagnie des chemins de fer a même dégagé des profits. Pour se déplacer de Bangalore à Chennai (Madras ), il fallait réserver un mois à l’avance son billet d’avion et cela coûtait très cher. Aujourd’hui, il existe des compagnies à bas prix, plusieurs vols par jour, et on réserve ses billets sur Internet.

Agnès ROTIVEL

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16 février 2006

Le clémenceau (suite)

C’est finalement sur le terrain judiciaire et politique français que l’affaire se dénoue sous la pression des partis d’opposition mais surtout des associations de défense de l’environnement. Quatre d’entre elles, le Comité anti-amiante Jussieu, l’Andeva (Association nationale de défense des victimes de l’amiante), Ban Asbestos et Greenpeace-France, avaient saisi le Conseil d’État pour qu’il se prononce en référé (procédure d’urgence) sur l’autorisation, initialement donnée par le gouvernement, de transférer le navire de guerre au chantier d’Alang, dans l’ouest de l’Inde. Elles reprochaient aux autorités françaises de violer la convention de Bâle sur l’exportation des déchets dangereux et d’occulter les mauvaises conditions de travail des chantiers indiens chargés du désamiantage.

En atendant le jugement sur le fond

En décidant, hier, de suspendre le transfert du Clemenceau en Inde, le Conseil d’État leur a donné raison, du moins de façon provisoire en attendant un jugement sur le fond – qui sera rendu par le tribunal administratif de Paris dans les mois qui viennent. L’arrêt de la haute juridiction semble, en tout cas, avoir suffi pour faire plier l’exécutif, à la grande satisfaction de ces associations. «Depuis le début, nous alertions le gouvernement (…). Ce désamiantage cosmétique ne tenait pas», a déclaré Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace, espérant que l’arrêt du Conseil d’État allait « inciter l’État français à mettre en place des filières de démantèlement en France et en Europe, qui permettront à l’avenir de ne plus mettre en danger les travailleurs d’autres pays». L’écologiste n’a toutefois pas manqué de dénoncer «les obstacles à la transparence et à la vérité dans ce dossier». De son côté, Michel Parigot, président du Comité amiante Jussieu, a pointé les «mensonges» de l’État sur les quantités d’amiante restant à retirer du porte-avions.

Les politiques, quant à eux, n’ont pas tardé à prendre le relais. Il faut dire que depuis plusieurs jours, l’opposition réclamait ce rapatriement, jugeant l’affaire «indigne» et «ridicule». «Cette décision aurait dû intervenir il y a déjà plusieurs semaines, dès les premiers doutes connus sur la présence de plusieurs tonnes d’amiante dans la carcasse du porte-avions», a jugé François Hollande. Selon le premier secrétaire du Parti socialiste, qui réclame « une enquête complète sur cette affaire d’État», Jacques Chirac «a sciemment violé nos engagements internationaux tout en proclamant des principes de précaution à l’échelle internationale, et est obligé aujourd’hui de céder aux injonctions des tribunaux pour les mettre en œuvre». Même son de cloche du côté des Verts. Pour Denis Baupin, adjoint au maire de Paris «la déclaration de Chirac, c’est la reconnaissance que la France est en train de se ridiculiser et d’adopter une posture néocoloniale dans la gestion de ses déchets industriels.» Et de s’interroger : «Combien d’amiante reste-t-il sur le Clemenceau, où le Clemenceau sera-t-il désamianté, et surtout quelles procédures seront mises en œuvre pour qu’une telle pantalonnade ne se reproduise pas ?»

Marine LAMOUREUX

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07 février 2006

La Caverne de Platon (suite)

    Voilà, s'écria Glaucon, un étrange tableau et d'étranges prisonniers.

Ils nous ressemblent; et d'abord, penses-tu que dans une telle situation ils aient jamais vu autre chose d'eux mêmes
et de leurs voisins que les ombres projetées par le feu sur la paroi de la caverne qui leur fait face ?

    Et comment, observa Glaucon, s'ils sont forcées de rester la tête immobile durant toute leur vie ?

Et pour les objets qui défilent, n'en est-il pas de même ?

    Sans contredit.

Si donc ils pouvaient s'entretenir ensemble ne penses-tu pas qu'ils prendraient pour des objets réels les ombres
qu'ils verraient ?

    Il y a nécessité.

Et si la paroi du fond de la prison avait un écho, chaque fois que l'un des porteurs parlerait, croiraient-ils entendre
autre chose que l'ombre qui passerait devant eux ?

    Non, par Zeus !

Assurément de tels hommes n'attribueront de réalité qu'aux ombres des objets fabriqués. Considère maintenant ce
qui leur arrivera naturellement si on les délivre de leurs chaines et qu'on les guérisse de leur ignorance. Qu'on
détache l'un de ces prisonniers, qu'on le force à se dresser immédiatement, à tourner le cou, à marcher, à lever les
yeux vers la lumière : en faisant tous ces mouvements, il souffrira et l'éblouissement l'empêchera de distinguer ces
objets dont tout à l'heure il voyait les ombres. Que crois-tu donc qu'il répondra si quelqu'un lui vient dire qu'il n'a
vu jusqu'alors que de vains fantômes, mais qu'à présent, plus près de la réalité et tourné vers des objets plus réels,
il voit plus juste ? Si, enfin, en lui montarnt chacune des choses qui passent, on l'oblige à force de questions, à dire
ce que c'est ? Ne penses-tu pas qu'il sera embarrassé, et que les ombres qu'il voyait tout à l'heure lui paraitront
plus vraies que les objets qu'on lui montre maintenant ?
Et si on le force à regarder la lumière elle même, ses yeux n'en seront-ils pas blessés? N'en fuira-t-il pas la vue
pour retourner aux choses qu'il peut regarder, et ne croira-t-il pas que ces dernières sont réellement plus distinctes
que celles qu'on lui montre?

    Assurément !

Et si on l'arrache de sa caverne par force, qu'on lui fasse gravir la montée rude et escarpée, et qu'on ne le lâche
pas avant de l'avoir trainé jusqu'à la lumière du soleil, ne souffrira-t-il pas vivement, et ne se plaindra-t-il pas de
ces violences? Et lorsqu'il sera parvenu à la lumière, pourra-t-il, les yeux tout éblouis par son éclat, distinguer une
seule des choses que maintenant nous appelons vraies ?

    Il ne le pourra pas, du moins dès l'abord.

Il aura je pense besoin d'habitude pour voir les objets de la région supérieure. D'abord, ce seront les ombres qu'il
distinguera le plus facilement, puis les images des hommes et des autres objets qui se reflètent dans les eaux,
ensuite les objets eux-mêmes. Après celà, il pourra, affrontant la clarté des astres et de la lune, contempler plus
facilement pendant la nuit les corps célestes et le ciel lui même, que pendant le jour le soleil et sa lumière.
A la fin j'imagine, ce sera le soleil - non ses vaines images réfléchies dans les eaux ou en quelque autre endroit -
mais le soleil lui-même à sa vraie place, qu'il pourra voir et contempler tel qu'il est.

    Nécessairement !

Après celà, il en viendra à conclure au sujet du soleil, que c'est lui qui fait les saisons et les années, qui gouverne
tout dans le monde visible, et qui, d'une certaine manière est la cause de tout ce qu'il voyait avec ses compagnons
dans la caverne. Or donc, se souvenant de sa première demeure, de la sagesse que l'on y professe, et de ceux qui
furent ses compagnons de captivité, ne crois-tu pas qu'il se réjouira du changement et plaindra ces derniers?

    Si, certes.

Et s'ils se décernaient entre eux louanges et honneurs, s'ils avaient des récompenses pour celui qui saisissait de
l'oeil le plus vif le passage des ombres, qui se rappelait le mieux celles qui avaient coutume de venir les premières
ou les dernières, ou de marcher ensemble, et qui par là était le plus habile à deviner leur apparition, penses-tu que
notre homme fût jaloux de ces distinctions, et qu'il portât envie à ceux qui, parmi les prisonniers, sont honorés et
puissants? Ou bien comme ce héros d'Homère, ne préféra-t-il pas mille fois n'être qu'un valet de charrue, au
service d'un pauvre laboureur, et souffrir tout au monde plutôt que de revenir à ses anciennes illusions de vivre
comme il vivait ?

    Je suis de ton avis, dit Glaucon, il préfèrera tout souffrir plutôt que de vivre de cette façon là.

Imagine encore que cet homme redescende dans la caverne et aille s'asseoir à son ancienne place : n'aura-t-il pas
les yeux aveuglés par les ténèbres en venant brusquement du plein soleil? Et s'il lui faut entrer de nouveau en
copétition, pour juger ces ombres, avec les prisonniers qui n'ont point quitté leurs chaines, dans le moment où sa
vue est encore confuse et avant que ses yeux ne se soient remis (or l'accoutumance à l'obscurité demandera un
temps assez long), n'apprêtera-t-il pas à rire à ses dépens, et ne diront-ils pas qu'étant allé là-haut, il en est revenu
avec la vue ruinée, de sorte que ce n'est même pas la peine d'essayer d'y monter? Et si quelqu'un tente de les délier
et de les conduire en haut, et qu'ils le puissent tenir en leurs mains et tuer, ne le tueront-ils pas ?

    Sans aucun doute.

Maintenant, mon cher Glaucon, il faut appliquer point par point cette image à ce que nous avons dit plus haut,
comparer le monde que nous découvre la vue au séjour de la prison et la lumière du feu qui l'éclaire, à la
puissance du soleil. Quant à la montée dans la région supérieure et à la contemplation de ses objets, si tu la
considères comme l'ascension de l'âme vers le lieu intelligible, tu ne te tromperas pas sur ma pensée, puisque aussi
bien tu désires la connaitres. Dieu sait si elle est vraie. Pour moi, telle est mon opinion : dans le monde intelligible,
l'idée du bien est perçue la dernière et avec peine, mais on ne la peut percevoir sans conclure qu'elle est la cause
de tout ce qu'il y a de droit et de beau en toutes choses; qu'elle a, dans le monde visible, engendré la lumière et le
souverain de la lumière; que dans le monde intelligible, c'est elle-même qui est souveraine et dispense la vérité et
l'intelligence; et qu'il faut la voir pour se conduire avec sagesse dans la vie privée et dans la vie publique.

    Je partage ton opinion, autant que je le puis.

Eh bien ! partage là encore sur ce point, et ne t'étonne pas que ceux qui se sont élevés à ces hauteurs ne veuillent
plus s'occuper des affaires humaines, et que leurs âmes aspirent sans cesse à demeurer là-haut. Mais quoi, penses-
tu qu'il soit étonnant qu'un homme qui passe des contemplations divines aux misérables choses humaines ait
mauvaise grâce et paraisse tout à fait ridicule, lorsque, ayant encore la vue troublée et n'étant pas suffisamment
accoutumé aux ténèbres environnantes, il est obligé d'entrer en dispute, devant les tribunaux ou ailleurs, sur des
ombres de justice ou sur les images qui projettent ces ombres, et de combattre les interprétations qu'en donnent
ceux qui n'ont jamais vu la justice elle même......

   

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06 février 2006

Suite VOLTAIRE

Il n'y a d'autre remède à cette maladie épidémique que l'esprit philosophique, qui, répandu de proche en proche, adoucit enfin les moeurs des hommes, et qui prévient les accès du mal; car, dès que ce mal fait des progrès, il faut fuir, et attendre que l'air soit purifié. Les lois et la religion ne suffisent pas contre la peste des âmes; la religion, loin d'être pour elles un aliment salutaire, se tourne en poison dans les cerveaux infectés. Ces misérables ont sans cesse présent à l'esprit l'exemple d'Aod, qui assassine le roi Eglon; de Judith, qui coupe la tête d'Holopherne en couchant avec lui; de Samuel, qui hache en morceaux le roi Agag (7). Ils ne voient pas que ces exemples, qui sont respectables dans l'Antiquité, sont abominables dans le temps présent; ils puisent leurs fureurs dans la religion même qui les condamne.
    Les lois sont encore très impuissantes contre ces accès de rage; c'est comme si vous lisiez un arrêt du conseil (8) à un frénétique. Ces gens-là sont persuadés que l'esprit saint qui les pénètre est au-dessus des lois, que leur enthousiasme est la seule loi qu'ils doivent entendre.
    Que répondre à un homme qui vous dit qu'il aime mieux obéir à Dieu qu'aux hommes, et qui, en conséquence, est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant?
Ce sont d'ordinaire les fripons qui conduisent les fanatiques, et qui mettent le poignard entre leurs mains. Ils ressemblent à ce Vieux de la Montagne qui faisait, dit-on, goûter les joies du paradis à des imbéciles, et qui leur promettait une éternité de ces plaisirs dont il leur avait donné un avant-goût, à condition qu'ils iraient assassiner tous ceux qu'il leur nommerait. Il n'y a eu qu'une seule religion dans le monde qui n'ait pas été souillée par le fanatisme, c'est celle des lettrés de la Chine. Les sectes des philosophes étaient non seulement exemptes de cette peste, mais elles en étaient le remède: car l'effet de la philosophie est de rendre l'âme tranquille, et le fanatisme est incompatible avec la tranquillité. Si notre sainte religion a été si souvent corrompue par cette fureur infernale, c'est à la folie des hommes qu'il faut s'en prendre.

Notes

1- transport = exaltation, ivresse, emportement
2- Antéchrist
= Dans l'Apocalypse, dernier livre du Nouveau testament, Saint Jean annonce la venue d'un Ennemi du Christ, venant prêcher une religion hostile, peu avant la fin du monde.
3- bête
= démon
4- Polyeucte
: Dans la pièce de Corneille, Polyeucte est un seigneur arménien, gendre du gouverneur romain, qui se convertit au christianisme et, lors d'un sacrifice offert aux dieux romains, renverse les idoles et proclame sa foi. Il choisit de périr en martyr.
5- Clément, Châtel, Ravaillac et Damiens
sont des fanatiques qui ont commis des attentats contre les rois Henri III, Henri IV et Louis XV. Tous les quatre furent suppliciés.
6- convulsionnaire
= jansénistes fanatiques qui étaient pris de convulsions sur la tombe du diacre Pâris au cimetière de saint-Médard.
7- Aod, Judith et Samuel
sont des héros de l'histoire biblique.
8- conseil
= assemblée délibérative et exécutive

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04 février 2006

Qu'est-ce que Shakti

Shakti est l'énergie personnifiée , la Force  la contrepartie "féminine" d'un Dieu (sa parèdre), en fait son pouvoir de création, , sans laquelle il ne peut agir.

L'union de SHIVA (la substance)et de Shakti (l'énergie omniprésente) est le fondement de toute création

Avec l'aide de la déesse SHAKTI, la grande déesse de l'énergie omniprésente qui donne la vie et le mouvement au dieux, SHIVA peut coordonner les trois énergies ou pouvoirs fondamentaux qui forment la nature principale du savoir

Lorsque Shiva et son pouvoir énergétique (Shakti) s'unissent l'étincelle du désir apparaît et l'univers jaillit du sentiment de l'amour .

«Om namah Shiva-shakti. Om » (l’union de Shiva et Shakti est grande… OM)

SHIVA et PARVATI sont dans une union de chair mais union  mystique.

                  shakti        shakti21

                        deux réprensations de Shakti

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24 janvier 2006

Silence caresse (suite)

Les mots ne disent
Que nos passés
Les mots se traînent
De nos regrets
Comme des chaînes
Comme si l'amour
Savait parler

Les mots nous gâchent
Les mots nous fâchent
Ils nous entraînent
A nous mentir
Comme des chaînes
Comme si l'amour
Pouvait se dire

Silence caresse
Goût du mystère
Silence tendresse
Savoir se taire
Pour que tu restes
La plus intime
Des étrangères

Silence toujours
Les mots se taisent
Le doux silence
Qui nous protège
Qui nous désarme
Laissons les autres
A leur vacarme

Les mots nous gâchent
Les mots nous fâchent
Ils nous entraînent
A nous mentir
Comme des chaînes
Comme si l'amour
Pouvait se dire.

*

Julien Clerc

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23 janvier 2006

JuJU .....

Lorsque tu pleures.
Je deviendrai
Tout fou, tout clown, gentil
Pour qu'tu souries.
J'veux qu't'aies jamais mal,
Qu't'aies jamais froid,
Et tout m'est égal
Tout à part toi.
Je t'aime
Fais moi une place
Dans ton a'vnir,
Pour que j'ressasse
Moins mes souv'nirs,
Je s'rai jamais
Eteint, hautain, lointain,
Pour qu'tu sois bien.
Fais moi une place
Dans tes urgences,
Dans tes audaces,
Dans ta confiance,
Je s'rai jamais
Distant, distrait, cruel,
Pour qu'tu sois belle.
J'veux pas qu'tu t'ennuies,
J'veux pas qu't'aies peur,
J'voudrais qu'tu oublies
L'goût du malheur.
Je t'aime

Hou hou hou (etc)
Une petite place
Ici, maint'nant,
Car le temps passe
A pas d'géant
Je me ferai
Tout neuf, tout beau, tout ça,
Pour être à toi.
Hou hou hou (etc).
Pour être à toi.

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15 janvier 2006

Today

            blue_moon 

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